Lundi 6 Juillet 2009, 15:43

Les casinos russes dans une impasse ?

Les casinos russes sont dans une impasse. La zone ou ils devaient être déplacés suite à une nouvelle loi n'est pas prête.
Les propriétaires de ces casinos ont annoncé qu'ils étaient prêt à quitter le pays alors que des millions de russes dépensent toutes leurs économies dans ces établissements.

A l'époque de l'URSS, les autorités avaient interdit tous jeux de hasard, retirant même le mot "chance" du dictionnaire de l'ex union soviétique.
Les premiers établissement à proposer des jeux de hasard sont apparus après l'effondrement de l'union soviétique.

Les casinos sont devenus une sorte de symbole d'une ère nouvelle, où l'argent coulait à flot et pouvait être tout aussi facilement perdu à la roulette.

Le nombre de salle de jeux de hasard dans le pays a régulièrement augmenté , passant de près de 800 au milieu des années 1990 à plus de 60.000 d'ici le début du siècle.

Dans le même temps, les grands établissements luxueux de jeu devenaient une minorité, laissant la place aux machines à sous qui s'implantaient dans tout le pays.

Selon le ministère russe de la Santé, à Moscou, environ 300.000 personnes souffrent de dépendance au jeu.. Gamblers Anonymous annonce plutôt un chiffre avoisinant les trois millions.
Pour combattre ce fléau, les machines à sous ont tout d'abord été retirés des magasins, stations de métro et centres médicaux.

Il y a trois ans, une loi a été adoptée sur la réglementation des activités liées à l'organisation et le déroulement des jeux de hasard.
Les propriétaires de casinos étaient dans l'obligation de déplacer leurs établissements dans des zones bien définies ("Azov City" dans le sud, "Siberian cash" dans la région d'Altay, «Amber» dans l'oblast de Kaliningrad, et le "Maritime" dans la zone de l'Extrême-Orient.) à la date du 1 juillet 2009.
L'industrie du jeu a tenté de résister, personne ne pensant que cette loi entrerait en vigueur.

A ce jour, seules les autorités de la région de Krasnodar et de l'oblast de Rostov ont mis aux enchères des des parcelles de terrain pour accueillir les casinos. Mais d'après le député Aleksey Pakhotnikov, les zones de jeu ne sont pas prêtes à accueillir qui que ce soit à cause de "sabotage" par les autorités régionales et les investisseurs.

Comme l'un des propriétaires de casino l'a annoncé, personne n'est pressé de commencer des constructions dans des zones situés à plusieurs milliers de kilometres, ou il n'y a rien et ou il faudra repartir de zéro.

Il semblerait d'ailleurs qu'ils aient trouvé une solution pour contourner la loi en reclassifiant leurs casinos en restaurants ou en cyber café ou les joueurs pourront jouer dans des casinos virtuels.

Un porte-parole de la mairie de Moscou a déclaré que près de 75% des établissements de jeu étaient sur le point de demander leur reclassement en restaurant ou autres.

Sergueï Baïdakov, maire adjoint de Moscou, a de plus assuré que les autorités étaient prêtes à réprimer toute tentative de faire renaître des salles de jeu dans la clandestinité.

Michael Boettcher, propriétaire du groupe Storm International, a déclaré à maintes reprises ses intentions : Si la loi ne change pas nous quitterons la russie. Oleg Boyko, co-propriétaire de la société holding commune, Ritzio Entertainment Group, plus importante société de jeu en Europe de l'Est, est également prêt à déplacer son activité à l'étranger.

Tags : casino - russe -
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