Lundi 8 Février 2010, 17:57

Association de malfaiteurs chez CardPlayer

Card Player a subit un extrêmement mauvais coup car il provient de l’intérieur. Le magazine porte plainte contre deux de ses membres devant la Brigade Financière de Marseille. Card Player est victime d’une arnaque montée par des experts de la fraude financière.

Un paradigme du genre

Card Player est une référence pour qui joue au poker. Le magazine « Card Player France » est un nom de marque qui a su s’imposer dans le paysage pokéristique des kiosques. Son influence est typiquement américaine.
« Poker Magazine-Card Player France » est sorti en juin 2006 à raison de 30 000 exemplaires en France, au prix de 4,50 euros l’unité à la base (il sera augmenté de 0.40 centimes d’euros une année plutard).

Le contenu et la ligne éditoriale sont inspirés du célèbre magazine américain spécialisé Card Player. Aux Etats-Unis, cette publication a pour cible des joueurs de bon niveau qui connaissent le sujet.

L’intérêt de la maison Card Player depuis 1988 réside dans plusieurs éléments, à savoir, sa couverture de tournois d’exception et ses articles écrits par des grands noms ou par d’autres acteurs spécialisés liés au monde du poker.

Le site de la maison-mère totalise 11 millions de pages vues par mois. Le groupe a toujours conservé l’ambition d’ériger une position hégémonique à l’international, de ce fait, il a vendu sa licence en France, Norvège et Grande-Bretagne entre autres. "Poker Magazine - Card Player France" rythme son pas sur le pas de son père. Les plumes sont des grands noms comme Mike Sexton, Daniel Negreanu ou Loïc Sabatte.

Les titres sont très américanisés, avec une surenchère constante de superlatifs et des conseils de coaching musclés.

Une opération de détournement rondement menée

La maison d’édition qui décide des contenus est située dans le Vaucluse, il s’agit d’Astrolabe. Le directeur éditorial, définissait le magazine comme une "émulation de l'esprit du magazine américain". Cette inspiration est vraiment très marquée car notre homme a pris modèle sur Bernard Madoff dans l’escroquerie qui a suivi.

Une lettre ouverte a été envoyée à tous les annonceurs aujourd’hui, où, le gérant d’Astrolabe a souligné le fait que 2 cadres du groupe n'étaient absolument plus associés au nom de marque Card Player.
Les deux employés du groupe auraient crée une société, via laquelle ils facturaient eux-mêmes les annonceurs. Par conséquent, ils auraient fait de gros détournements financiers en vendant des espaces publicitaires. En somme, l’argent des annonceurs n’allait pas dans la bankroll d’Astrolabe, la maison d’édition partenaire de Card Player mais tout droit dans les bénéfices de la société de nos deux associés.

Une symbiose qui tourne au parasitisme

Le deal de départ était pourtant loin de ce qui s’est déroulé :
"La licence nous donne un accès à la totalité de la base de donnée du contenu de Card Player, en contrepartie nous fournirons des informations notamment sur le World Poker Tour à Paris" expliquait M. Yvorra en 2006 à la sortie du premier numéro. "Nous avons une maîtrise totale de l'éditorial" et "nous visons le grand public", était la plus-value que le directeur promettait d’apporter à la marque qui a contracté un partenariat avec lui. L’ambition du directeur de rédaction paraissait louable à ses débuts :
"Le magazine devrait proposer un rythme mensuel, s'étoffer et arriver à maturité pour son numéro 3. Nous prévoyons une capacité de vente de 5.000 à 8.000 exemplaires, si nous atteignons plus de 10.000 ventes, nous serons très contents, ce sera une vraie réussite"

En revanche, la tentation de mettre ses intérêts au premier plan est humaine et personne n’est à l’abri d’y succomber… ni de se faire prendre.

Commentaire
Cet article est écrit sans aucun égard pour l'éthique journalistique. Ca ne pose pas de problème quand on parle d'un tournoi de poker. C'est gênant quand on met en cause des personnes. Vous êtes tenus de parler de "différend commercial" & d'"accusation de fraude" lancée par M.X contre M.Y. Vous devez également contacter les mis en cause afin de recueillir leur version et leur permettre de se défendre (et en cas de refus, le mentionner). Pour l'instant, votre "article" est au minimum une atteinte à la présomption d'innocence, au pire une dénonciation calomnieuse.
par Thess
mardi 9 Février 2010, 08:08
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