Lundi 28 Décembre 2009, 15:20

Partouché mais pas coulé

Le groupe Partouche avait connu une baisse de ses profits à cause notamment de l’interdiction de fumer et des contrôles d’identité accrues.
Comme nous vous l’avions expliqué précédemment (Partouche le fond, le groupe avait un résultat déficitaire l’année dernière. De plus, la poker room online tournait au ralenti. On peut conclure qu’en 2008, Partoucha pas grand-chose !

Mais ceci est le passé, en 2009 le groupe RAISE.

La bankroll du groupe de casinos est dans le positif. Au quatrième trimestre 2009, les chiffres sont à la relance même si le produit brut des jeux est marqué par une baisse de 4.9%, ce ci demeure un bon chiffre, après deux années de vaches maigres avec des chutes de 20 à 25 %.

Le groupe s’affiche serein car il a renégocié un crédit syndiqué pour 7 ans avec une obligation de cessions d’actifs pour un montant de 80 à 100 millions d’euros d’ici deux ans.
En termes clairs, ceci signifie que Partouche a un chiffre d’affaire positif qui lui permet de se repositionner par rapport aux banques. Celles-ci lui accordent de nouveaux fonds sur 7 ans à deux conditions, pas de réduction de la masse salariale trop brutale (poids des syndicats) et que le propriétaire écrème et ferme tous les établissements qui lui font perdre de l’argent (cessions d’actifs).

Dans une interview avec Les Echos, Patrick Partouche se dit prêt à l’ouverture du marché français des paris et jeux de table en ligne.
Cependant, il n’est pas certain que son groupe sera candidat à l’obtention d’une licence en France. Le dirigeant assume le fait qu’il est sceptique face au projet de loi, il préfère se prononcer après avoir examiné tout le dispositif de réglementation et ses contraintes.
Il dénonce « un projet de loi qui n’accorde rien aux casinos » et vise « à protéger la Française des Jeux et le PMU » notamment via l’ouverture de son activité au poker.
Le point est très important car on touche ici de près à la question de la concurrence déloyale. Patrick Partouche remet en cause le monopole de la Française des Jeux quant à la commercialisation de ses produits, via son réseau physique de points de vente.

Pour le casinotier, le poker est un gâteau qui sera partagé par tout le monde alors qu’en Belgique seuls les exploitants de casinos pourront proposer des jeux de casinos en ligne conformément à la nouvelle législation belge.
Les exploitants de casinos sont les seules à être contrôlés, contrairement à la Française des Jeux et au PMU, qui n’ont pas à révéler l’identité de leurs clients (par exemple ils peuvent vendre un ticket de loto dans un point de vente physiques à un mineur sans être contrôlé).
Partouche réclame l’égalité des opérateurs de jeux face à leurs droits et a leurs devoirs.

En somme, les cordonniers veulent nous prouver qu’ils sont loin d’être les plus mal- chaussés.
« Le jeu reste une affaire de spécialiste. Mais si tout le monde veut faire mon métier, je m'arroge le droit de faire celui des autres. Partouche vend des tickets à gratter sur le Net… ».

Tags : partouche -
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